Histoire 3 : Le rosé fait briller les cheveux

Hier, je me suis levée avec une pêche d’enfer.

Pourtant, ce n’était pas gagné. Nous étions dimanche et je n’avais pas grand-chose en vue.

Si, une seule, vers 18h, mais je reviendrai dessus après…

Suspens 😉

Donc, nous étions le « jour du seigneur », il faisait plutôt beau et je n’avais absolument rien de prévu.

Mais voilà, j’avais dû faire une bonne nuit car je suis sortie de mon lit en pleine forme.

Et là, très rapidement, je me suis transformée en une vraie fée du logis. Une envie de tout briquer.

Après un joli réveil grâce à un nouveau compagnon de quartier, j’ai tout rangé, tout astiqué, tout rendu joli.

Du matin jusqu’au soir, enfin jusqu’à 18h, à fond avec une légère pause pour avaler une salade.

Et je dois vous avouer que j’ai été super contente de cette journée, limite fière d’avoir eu cette énergie.

Mais bon revenons à ce rencart de 18h.

Devinez ?

Un ex ? Un rendez-vous Tinder ?

Mais pas du tout  ! Qu’allez donc vous imaginer ?

Ce n’est pas du tout ça. J’ai eu la venue de ma coiffeuse à domicile.

Haha, ce n’est pas un méga luxe ça ?

A la fin de ma coupe, au moment du séchage, elle m’a dit que j’avais vraiment des cheveux brillant en ce moment.

« Ce sont mes shampoings que tu utilises? ». « Oui ».

Mais question. Je les utilisais déjà avant ses shampoings. Pourquoi me ferait-il briller les cheveux maintenant ?

Qu’ai-je donc changé ces derniers temps dans mes habitudes ou mon alimentation ?

Je cherche…

Ah si, je ne vois qu’un truc. J’ai bu beaucoup de rosé cet été.

Donc, vous avez suivi mon raisonnement ? C’est ça. C’est sûre. Pas besoin d’études complémentaires randomisées en double aveugle.

Le rosé fait briller les cheveux ! Je suis formelle.

Ce n’est pas une bonne nouvelle, hein ? En plus de nous rendre drôles, il nous rend belles. Je n’allais quand même pas garder ce secret pour moi. Je suis dans le partage, moiii 🙂

Et vous, vous aviez remarqué aussi ? N’hésitez pas à m’envoyer vos photos !

Je vous joins la mienne, preuve à l’appui !

Et merci à Clo pour la photo du rosé que je lui ai piqué.

Bisettes

Histoire 2 : Le gynéco

Vous pariez ? Vous pariez que si on montre cette image à la gent masculine, la plupart ne verra qu’un masque légèrement SM en forme de bec de canard ?

Je me souviens même d’une réflexion d’un mec très proche qui pensait qu’aller chez le gynéco n’était pas désagréable pour nous. Pour lui, dès qu’il y avait intrusion, il y avait plaisir…

Mais ceci n’est pas le sujet du jour. NO comment.

Ce petit objet donc, en métal froid, que vous connaissez mesdames, est un speculum qui permet, je cite : « d’écarter les parois du vagin pour mieux l’observer et pour visualiser le col de l’utérus. Le gynécologue introduit ensuite une sorte de long coton-tige ou de petite brosse et frotte les muqueuses, afin d’y recueillir des cellules».

Hummmm… vivement le prochain frottis. Je plaisanteeee.

Et non, ce n’est pas vraiment une partie de plaisir, Messieurs.

Pour vous donner une idée, vous voyez à la télé la tête des gens qui se font dépister pour le covid avec ce même long coton tige qu’on introduit dans leur nez… Ils n’ont pas l’air de s’éclater ? Ben nous non plus. C’est pareil, on grimace, on essaie de penser à autre choses ou de continuer la conversation avec son gynéco comme si de rien n’était. Et comble de nous, c’est tous les 2 ans qu’il faut y passer, avec cette même phrase avant l’intrusion :

«Détendez-vous madame, posez vos cuisses dans les étriers, rapprochez bien vos fesses au bord de la table, y aura pas pour longtemps… »

« Détendez-vous, Détendez-vous » Elle est bien bonne celle-là. Le gynéco est à 20 cm de ta partie intime avec une lampe sur la tête, toi t’es allongée les jambes en l’air…

Comme détente, j’ai connu mieux.

En même temps, c’est vrai y’a pire.

Pire comme la fois où j’ai souhaité mettre un stérilet et que j’ai fait un malaise vagal avec des suées comme jamais.

« Ah ben, c’est que le stérilet madame, n’est pas pour vous. Cela arrive rarement mais ça arrive. »

Ah chouette.

Parfois je me demande si je ne préfère pas un rendez-vous chez le dentiste… euh non en fait.

On en parlé hier soir avec les copines (pas du gynéco, du dentiste, vous suivez ?). On riait à pleine bouche, enfin sauf une, qui avait la mâchoire bloquée suite à une intervention de son dentiste. Une contracture appelée trismus qui te donne tout de suite un air très distingué quand tu manges  puisque tu ne peux pas ouvrir le gosier de plus de 3cm ou qui t’empêche de mettre plus que 2 doigts dans la bouche. (Ou autre chose que 2 doigts… c’est ça aussi qui nous a fait rire).

Moralité : Même si ce n’est pas un super moment, penser à aller voir votre gynéco, au moins tous les 2 ans. C’est important. Surtout quand on ne prend plus rien comme « moyen pour ne pas procréer », on zappe tout simplement de prendre rendez-vous. Le frottis est là pour dépister le cancer du col, cancer longtemps silencieux et qui se manifeste que quand il est bien installé. Et puis, nous sommes dans un super pays où nous pouvons nous soigner. Et ça, c’est quand même une sacrée chance.

Bisou

PS : j’ai pris une femme comme gynéco pensant que je serai plus détendue… Et bien, pas vraiment. Chochotte va…

Histoire 1… 49 ans

49 ans…

Demain j’ai 49 ans. DEMAIN pétard j’ai 49 ans !!!

Déjà… Enfin 49 ans dans mon corps parce que dans ma tête, on est bien d’accord et comme vous surement : ça dépend vraiment des jours et des moments, j’oscille bien entre 15 ans (parfois) et 40 max.

Cette année, je n’avais pas vraiment prévue de fêter mon anniv mais l’occasion a fait que si. Et même pendant tout un week-end avec une soirée 100% copines le vendredi et une soirée mixte le samedi.

Du coup, je suis un peu excitée par l’organisation car cela aura lieu dans ma maison de campagne. Car oui j’ai une jolie maison de campagne (de famille). Un endroit de dingue, de rêve à seulement 1h30 de chez moi en ville.

Minuit et demi et je tourne et retourne dans mon lit. Le sommeil n’est pas au rendez-vous.

Je me lève, ( « tu ne te réveilles pas… lalala », vous l’aviez en tête aussi ? ) je m’ausculte et me scrute de près dans ma glace.

Toujours commencer par le positif. Alors : Seins, jambes, chicots ok.

Cellulite : merci le confinement. Je n’ai pas échappé à la règle des +3kg en moyenne/français.

Ventre : pffff  bien rond & bien dodu… Comme une grossesse de 5 mois alors que je ne suis pas du tout dans ce cas-là.

Qu’est-ce que je vais mettre ce week-end comme tenue? Une robe, un jeans ? Et dans quoi je rentre encore ? Et si j’essayais tout mon placard ? Quelle bonne idée.

1 heure plus tard, le constat :

  1. J’ai beaucoup de pantalons.
  2. Je suis boudinée dans presque tous.
  3. Je n’ai plus beaucoup de robes sympas.
  4. J’ai vraiment pris du bide et pas que.

Soudain, je me rappelle de cet achat post accouchement : une gaine ! Une horrible gaine couleur chair. Pétard où est ce que je l’ai mise ? Je farfouille presque frénétiquement  dans mon tiroir à sous-vêtement. Bien au fond, bien cachée, je mets la main dessus. Hummm… Encore plus moche que je l’avais en mémoire.

2h du mat et me voici en train de l’enfiler. Je me scrute de nouveau dans le miroir. « Oh mon dieu… c’est vraiment hideux et pas sexy pour un rond ».

J’en ris même.

3h du mat. Je cogite. « Bon ben ma vielle, on ne va pas y aller par 4 chemins. Dans 1 an, c’est 50, donc il te reste 365 jours pour soit faire ce qu’il faut (comme arrêter de boire des canons, arrêter les apéros et me bouger les fesses sérieusement), soit lâcher l’affaire et basculer définitivement dans un corps de + en +… pulpeux et mou on va dire. »

7h. J’ai dormi mais pas assez. Et cette pensée en tête qui tourne boucle.

Une année pour me préparer à franchir ce cap… Une année pour prendre de nouvelles habitudes plus saines. Une année pour… c’est bon stop.

Cela ne va pas être facile. Avec les années, on s’améliore certes beaucoup intérieurement et plus difficilement extérieurement (à la différence du bon vin qui lui s’améliore tout court avec le temps).

Ce n’est pas juste, les mecs vieillissent parfois mieux que nous, et en plus, nous, les femmes, devons doubler d’effort pour garder un petit corps svelte. Merci les hormones aussi. Elles nous feront vraiment schmir toute notre vie celles-là.

Je ne vais non plus bloquer là-dessus.

J’ai 49 ans, je suis heureuse, en bonne santé et avec une réelle envie de profiter de ma vie et de continuer à me marrer. J’ai les 2 pieds qui touchent le sol. J’ai du boulot, un appart et des gens que j’aime atour de moi.

Le reste, à moi de le mettre en place.

1 an et on verra.

À suivre donc… mais pas que des histoires de gaines et de kilos en trop. La vie ne se résume pas qu’à ça. N’est-ce pas ?

L’histoire 1 ne dit ce que j’ai porté ce week-end là comme tenue, ni si j’ai mis cette vilaine gaine… très moche certes mais un peu efficace tout de même.

Et vous ce cap, vous l’avez déjà passé ? Bien passé ? Vous l’appréhendez ?